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19 octobre 2018

Un jour on va mourir

« Pas grave » … « ça ne fait rien » … « Y en aura d’autres des matchs ». Non ! Non ! Vite, vite, fais ce qu’il y a lieu de faire. On n’a pas le temps d’être moyen. Pas le droit …
J’ai trouvé une définition singulière du mot « procrastination » : remettre au lendemain, au jour d’après, à l’action d’après, à l’avant match d’après …

 

Un jour on va mourir

Une chose semble avérée à un pourcentage plutôt très proche de 100, presque « au delà » : un jour on va mourir.
Peut être on mourra en emportant avec nous toutes les belles choses auxquelles on pensait et qu’on ne fera jamais. On partira sans dire aux nôtres, famille, amis qu’on aime au-delà de tout, combien on les aimait. On partira sans même les remercier de ce qu’ils sont pour nous. Sans même leur dire combien ils nous ont rendu plus riches, plus forts, plus grands, meilleurs. Ou peut être déciderons-nous que non !

Pauvre con !

Un jour on ne pourra plus jouer. Ne perdons pas de temps, dépêchons de provoquer notre chance. C’est pas dans ta nature ? Tu ne te le sens pas ? Mais pauvre con, celui qui s’assied toujours à l’angle droit de ce vestiaire, que tu connais par cœur depuis 15 ans, et le vestiaire et lui, il ne fait partie de ta vie lui ?! Et tes autres potes avec lesquels tu as gagné ce premier tournoi il y a 150 ans ! Vous étiez si petits qu’on ne voyait pas vos genoux car rien ne dépassait entre short et chaussettes : Ils ne sont rien pour toi eux peut être ?! Et ce type que tu ne connais que depuis quelques mois et que tu as l’impression de connaître depuis toujours !? Regardez les … Regarde les encore … Tu trouves que ce n’est rien ça ?!

Choisir. Toujours …

Alors fous toi un pied au cul ou demande moi de le faire ! Ne salissons pas le rugby à le jouer comme s’il devait juste se réciter, comme s’il n’était qu’un spectacle. Refuse les évidences écrites trop tôt, balaie l’impossible à grands coups de vérités collectives décidées. Prends la main, prenez la main, garde la main, gardez la main. Va chercher ton petit bonheur dans la qualité du jeu bien sûr mais aussi dans l’avant, dans l’après ! Invente-le ! Partage-le au point de le rendre fusionnel avec les tiens ! Rends-le si singulier qu’il en devienne obligatoirement pluriel parce que partagé entre tous. Qu’il soit différent dans la forme chez chacun d’entre vous mais fondamentalement le même quand le moment l’exige ! Sois-toi bordel !

Avance, choisis, il y a bien longtemps qu’on parle de bien plus que de rugby. Et ta chance, notre chance, la chance, le privilège de notre sport, quand il reste élevé au rang de jeu, c’est qu’il devient la vie.
Tu vois bien qu’on ne parle pas que de rugby : dimanche, demain, aujourd’hui, il faudra jouer. Mais la passe, le placage, le fond de jeu, aussi beaux soient-ils, ne nous emmèneront jamais aussi loin que ce que nous sommes vraiment : des Hommes qui s’aiment, qui vivent et qui choisissent. Un jour on va mourir, mais va chier la mort ! Aujourd’hui on est vivant et bien là ! Viens, prends, donne, choisis ! Viens …

 

 

Miga Latapi

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3 réactions au sujet de « Un jour on va mourir »

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