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26 octobre 2018

Résolience

Le QI des lecteurs de ces chroniques, évalué sur un panel de 1 688 personnes, est estimé à 120, soit une moyenne moyenne et donc représentative. De quoi, on ne sait pas et on s’en fout, là n’est pas le propos. Ceci valide néanmoins que le rugby est un sport où ça mouline épais là haut … La « TOS », la Tabernacle Old School de Montréal (pas du Gers), cette université canadienne de très haut niveau,  a rendu publique l’étude sur le sujet : la résolience est bien l’élément qui va changer votre vie au présent, vous porter vers un avenir meilleur.

                                     

Résolience

 

Nous aussi on en a là haut. Annoncer « Psycho » en touche c’est osé ! Et ceux qui osent, Michel Audiard nous a déjà expliqué qu’on en était.

Coup de casque ou prise de tête, faut que ça rentre ! On en a marre d’être à la merci de penseurs qui pensent. Nous aussi on sait inventer des mots. La preuve …

 

Mi résilience, mi résonance !

Deux définitions pensées avec un bandeau trop serré et des crampons montants à bouts carrés donneraient à peu près ceci :

– résilience : capacité pour un individu à se reconstruire après la prise de conscience d’un ou plusieurs traumatismes vécus.

– résonance : capacité d’un individu à prendre en considération le monde qui l’entoure à un moment donné, et ce dans sa dimension humaine et matérielle, et y vivre en osmose complète.

Il est important de souligner ici que nous ne parlons pas de résonance au sens physique du terme. Sur ce point, l’historien F. Torset nous éclaire en ces mots « Prenons l’exemple du pont de Basse Chaîne sur la Maine à Angers qui fut détruit en 1850. Ce pont suspendu ancré au sol est entré en résonance avec la marche au pas d’un régiment entraînant les effets que l’on sait ». De là à penser qu’un troupeau d’avants vaillants marchants à l’unisson vers un enbut trop petit pourrait détruire une structure identique … Peu nous chaut in fine puisque seul l’aspect psychologique nous intéresse ici.
 

La résolience, ce bonheur …

Ainsi la « résolience » associe les deux phénomènes. La résolience apparaît comme la science qui fait que t’as beau ramasser comme un con en prenant des caramels à longueur de matchs et  de saisons, la vérité des moments partagés avec les tiens t’emplit de bonheur. D’un bonheur supérieur à tout, voire plus …

Ainsi, des pics de résolience sont avérés pendant les avant-matchs mais aussi en 3ème mi-temps. Ces moments atteignent leur paroxysme avec le corps et l’esprit quand ces deux éléments fusionnent pleinement avec l’environnement ambiant. Le docteur Frit, auteur de recherches poussées sur le sujet, est très clair : «Entrer en résolience n’est pas neutre. Sur l’instant, on peut ressentir des sentiments proches de l’immortalité ». Sentiments, couleurs, formes, expressions, mots, regards, odeurs, tout fait sens. Par ricochet, les effets persisteraient sur les temps apposés. Certes avec des effets contraires, voire extrêmes mais d’une supra intensité : pendant, le sentiment que rien ne peut vous arriver. Puis l’impression réelle que tout vous est tombé sur la gueule le lendemain matin au réveil …

 

L’académie Française ne peut rester insensible à ce que représente ce mot. La résolience devrait, à n’en pas douter, entrer dans les dictionnaires en 2020 comme dans tous les vestiaires de rugby qui se respectent et pourquoi pas dans les commentaires avisés de consultants télé …
La résolience, entrez-y avec générosité et enthousiasme. Placez le concept à l’apéro entre amis, ça va en jeter ! Puis vivez la, vous verrez … je le sais, 40 ans que j’y suis entré …

Miga Latapi

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