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25 novembre 2017

Que le soleil se lève à l’Ouest !

Que le soleil se lève à l’Ouest !

 Il serait prétentieux de proposer ici un bilan définitif de cette tournée d’automne. Et ce pour plusieurs raisons : la première c’est qu’on ne peut pas dire que les deux résultats comptables contre la référence mondiale plaident en notre faveur. La deuxième c’est que les Sud-Africains ont marqué un point de plus que nous samedi dernier et qu’un point, suivant si tu l’as en moins ou pas, ça peut te faire marrer et te donner soif ou te faire pleurer et noircir du papier, l’horizon et ton moral. Dingue cet effet papillon, un seul point te manque et tout est dépeuplé …

 

Cueillir les Cherry Blossoms ?

Et puis la vraie raison c’est qu’il reste un match. Et les Japonais sont loin d’être une nation mineure de notre sport. Personne n’a oublié l’historique victoire contre l’Afrique du Sud (34-32) au dernier mondial où les joueurs d’Eddie Jones avaient renversé cul par-dessus tête les doubles champions du monde.  Ce match étant entré dans les annales du rugby mondial, tout le monde devrait maintenant se persuader qu’en 2019, pour le mondial au pays du soleil levant, le leur donc, le vent, lui, pourrait bien tourner et faire des Nippons une puissance ovale capable de rivaliser, peut-être pas avec toutes les nations, mais avec celles qui seraient trop suffisantes. Les Cherry Blossoms, le surnom de l’équipe nationale de rugby du Japon, commencent donc maintenant à fleurir et comptent bien recueillir les fruits de leur travail dans deux ans. Leur rigueur et leur enthousiasme sont leurs meilleures armes auxquelles leur manque de malice originel ne va bien plus suffire pour permettre aux grandes nations de garder la marge qu’ils ont encore à ce jour sur cette équipe en devenir.

 

S’affranchir de tout !

Il m’est difficile de suivre « à la panurge » la fronde médiatique et le malaise des gens du rugby. Trop bon ou trop con (ou les deux), je reste persuadé que nous ne sommes pas loin. Personne ne nous trouve à la hauteur et pourtant nous rivalisons. Oui il n’y a pas la victoire, mais nous sommes là à un poil de défaire deux des grandes nations, le tout en étant moyens. Evidemment que l’insatisfaction est de mise et nous ne serions pas français si nous ne râlions pas après ces prestations non abouties.

Néanmoins, plus le temps passe et plus nous nous rapprochons de notre prochaine victoire (voilà une phrase utile et pertinente !) et le sélectionneur à l’air d’être prêt à poursuivre sa quête vers des expériences nouvelles ou d’autres à booster. Ainsi, beaucoup d’entre nous, sur leur prestation intrinsèque, n’auraient pas aligné Picamoles, Guirado et peut-être François Trinh Duc. Egalement, il propose à Lacroix, Macalou, Penaud, Serin de démontrer qu’ils sont définitivement au niveau. Il ne manque rien à notre XV de France pour basculer dans le très bon. Et comme toujours, heureusement, ce sont les Hommes et que les Hommes qui vont s’affranchir de telles ou telles considérations techniques, structurelles, médiatiques. Les exemples de belles victoires ont parfois des raisons si empiriques ou irrationnelles que les joueurs se doivent vraiment de prendre en main leur destin et décider enfin quand et de quel côté le soleil se lève !

Et de l’enthousiasme et de l’engouement bordel ! Si le XV de France avait la bonne idée de tout péter et de se manier la rondelle d’être ce qu’il a les moyens d’être, ce serait un réel plaisir pour le rugby français que de passer des apéros à se marrer plutôt qu’à trinquer de dépit ! D’autant que le résultat est le même…

Miga Latapi

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