Rugby sHop
23 novembre 2018

Pas de « Movembeurk » pour Moustache !

Le rugby n’est vraiment pas une chose sérieuse, juste un jeu. Samedi, le XV de France jouera donc  le dernier match de la tournée d’automne contre les Fidji. Si tout va bien, Novembre aura finalement vu les nôtres recouvrer une santé et avec lui son sélectionneur. A l’instar de l’action « Movember », l’heure est à la prise de conscience qu’il y a toujours des choses à faire en amont, y compris dans des situations pas spécialement positives pour vivre au mieux l’instant présent. S’il est question ici de moustaches et de Moustache, nous prenons fermement position en faveur de ces deux causes ! Vive Movember, vive le XV de France ! Sois fort Jacques, on est avec toi …   

Movember (ou Movembre) est un événement annuel organisé par la fondation Movember Foundation Charity. Chaque mois de novembre, les hommes du monde entier sont invités à se laisser pousser la moustache dans le but de sensibiliser l’opinion publique et de lever des fonds pour la recherche dans les maladies masculines telles que le cancer de la prostate ou des testicules. Au-delà des choses si légères et futiles qui vont suivre dans ce papier ovale, sachons pourquoi on ne doit pas se moquer de ces hommes qui deviennent laids comme des culs avec des bacchantes improbables parfois : c’est pour la bonne cause donc, félicitons-les ! Et à propos de félicitations, que Jacques Brunel, « Mo brothers » s’il en est, mérite les nôtres, et pas que pour la moustache !

 

Pas de « Movembeurk » pour Moustache !

 

Car oui, les plus grands détracteurs de Jacques Brunel se trompent de cible. Les résultats comptables, c’est un fait, ne plaident pas en sa faveur. Pourtant, à l’instar du match perdu contre l’Afrique du Sud, d’un poil (de barbe) rappelons-le, on n’est ridicule contre personne ! A part contre les Blacks, mais les Blacks ce n’est pas personne. Les Blacks, c’est quelque chose même malgré ce qu’en disent les Irlandais …

 

Le management idoine.

La maladie du XV de France n’est pas aussi grave que l’on peut le croire. Eu égard au diagnostic initial et les carences qui en découlent depuis « la naissance du joueur» (on parle là de la différence sur la place du sport, du rugby en l’occurrence dans la société et du temps de pratique entre un rugbyman français et Néo-Zélandais), on est même plutôt pas si mal. A ces maux, chez nous, les remèdes sont souvent inadaptés et auront du mal à guérir tout, et rapidement. Le professeur Brunel, sans blouse blanche mais avec l’expérience du sage, du doyen de la faculté, sait combien le rugby français, ce patient pas patient, a besoin autant de vérités purement physique et technique que de considérations et de relations de confiance. L’idée est bien là : accompagner jusqu’à la guérison en procédant étape après étape. Là est la victoire du plus célèbre des moustachus du rugby Français, et ce, 12 mois sur 12, et pas juste en novembre.

 

Regarder devant. Et lutter !

Car rien ne sert de ressasser le passé. Avoir acté les antécédents, tenir compte de l’environnement, construire demain avec une vision à terme tout en donnant une importance première au moment vécu, à l’instant présent, ça oui ! Depuis le début certains se plaisent et se complaisent à ne voir que les chutes et les rechutes obligatoires dans ces périodes de convalescence. En toute objectivité, je me demande quel serait le bulletin de santé de notre sélectionneur sans l’erreur tout sauf bénigne de Nigel Owens, l’arbitre de samedi dernier : on est donc en toute fin de partie et un Sud-Af se couche en travers du ruck sur le dernier pick and go d’Iturria. Il ne le siffle pas et pire, nous sanctionne ! De là suivront la touche pas sauvée par Penaud et in fine le dernier essai. Qu’auraient dit les pisse-vinaigres avec cette victoire ? Objectivement s’entend. Auraient-ils vu du mieux ? Pourtant les progrès sont là. Et même si certaines cellules -de joueurs aussi- voyagent mal et influencent négativement l’état général, globalement des certitudes positives apparaissent. Des secteurs autrefois limites, voire faibles, sont aujourd’hui une force, un socle, sur lesquels on peut bâtir.

 

Évidemment que rien n’est facile, évidemment que la rémission n’est que partielle et demande du temps et de la patience. Mais reste tout au bout là-bas un horizon beau, bleu, grand, limpide à aller chercher. Sans gâcher ce qu’il y a à prendre là, dans une immédiateté enthousiaste et même, pourquoi pas, dans l’excès !

Lever la tête, avancer, ensemble, rien ne peut dévier Jacques Brunel et les siens de cet objectif. Novembre va bientôt se terminer avec des analyses somme toutes positives. Une conclusion s’impose : le pronostic vital n’est pas engagé, et mieux encore, le malade vit mieux et lutte comme jamais. Pour le spécialiste-professeur du XV de France, il s‘agira de faire des Fidji, la juste progression entre ce match contre l’Argentine et le premier match du tournoi, deux visites obligatoires dont on espère un avis des plus positifs !

Et soyons-en persuadés, c’est bien la tête qui commande et qui décide de -presque- tout. Encore une fois, le rugby c’est la vie alors crions-le à la face du monde ovale et du monde tout court : « tout est possible ! Ici et maintenant, tout est possible bordel » !

 

Miga Latapi

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