Rugby sHop
6 juillet 2018

M’en foot !

Soyons honnêtes : oui je sais que se déroule actuellement la Coupe du Monde de football. Je me mea culpate même au degré supérieur : je l’avoue, je participe, entre amis, à deux concours de pronostics sur l’évènement. A mon crédit, je ne brille pas. Mais l’idée sur la vérité d’un foot réinventé en 2 – 3 – 6 en lieu et place de ce 4 – 4 – 2 trop mesquin, ça le ferait non ? En plus, ça ferait un joueur en plus … Mais mes scores improbables font de moi un parieur décalé, sûrement en avance sur son temps (je les sentais bien les Egyptiens pourtant …). Un peu comme pour mes tendances dans le domaine de la mode… Mais comme dans ces pronostics, il y a des Carib à gagner d’un côté, et de la reconnaissance partout, j’ai foncé. Ceci m’a permis de beaucoup progresser aux côtés de spécialistes, y compris d’un Marseillais, spécialiste de foot et de pétanque (Nasser, merci de ton expertise dans ces deux disciplines) …   Néanmoins, ma vérité se voit renforcée : je suis fondamentalement d’obédience ovale. Voici pourquoi …

 

Ce sont les phases finales de la Coupe du Monde de foot. La France est qualifiée et donc, ça m’intéresse. Que ce soit en coupe d’Europe des nations de twirling bâton, en championnat du monde de saut à ski sans ski, au concours universel du plus grand buveur de Messe (cocktail très prisé du bar l’Equipage de la Tranche sur Mer) ou encore en Mondial Cup de lancer de clés anglaises, mon côté « allez les bleus » est plus fort que tout. Faut que je regarde ! Et j’ai donc vu l’équipe de France et aussi plein de petites choses réfounfougnantes …

 

M’en foot !

Je ne voudrais pas être trop négatif sur le nombre de reportages où l’on appelle l’envoyé spécial à l’hôtel des Bleus pour savoir s’il est confirmé qu’il n’y a rien de nouveau.

J’aimerais dire du bien des supporters bigarrés qui, contrairement aux matchs basiques de foot « normal », sont là, même pas de dos au match, torse nu et qui le lendemain ont des vérités définitives sur le jeu de leur équipe, celles d’en face et surtout sur cet arbitre qui, comme ses confrères, a son prénom qui commence invariablement par « Enc » ou par « Sal ».

J’adorerais applaudir des deux pieds le record du monde de roulades de Neymar que tous mes amis appellent « Jean ». Quel surhomme ce Brésilien à surmonter ces agressions qu’on imagine parfois à l’arme blanche ou portées par la dame du lac tant elle doit faire partie de son imaginaire puisque nous ne voyons rien de réel ! Même à la loupe que Canal + prêtée à beIN Sport pour l’occase …

J’aurais envie de dire à tous ces joueurs de foot que s’ils le pensent puisqu’ils savent puisqu’ils étaient tout près, eh ben qu’ils ont raison de gueuler, sans happy face, à 10 centimètres de l’arbitre ! Gueuler avec des mots choisis dans la catégorie « jurons bien pourris » pour chaque faute sifflée contre leur équipe. Et pas que : aussi pour chaque faute sanctionnée d’un simple coup-franc alors que cela aurait mérité au moins un carton rouge, voire la pendaison devant les tribunes présidentielles. Ou mieux, infliger à l’auteur le supplice du taureau d’airain ! Autant les Grecs d’aujourd’hui, au foot, ça ne le fait pas, autant le Grec ancien savait s’amuser …

J’ai tenté de rester positif sur le mec de l’Equipe TV qui commente les matchs (qu’on ne voit pas) avec une envie de pisser terrible qui le fait se tortiller comme s’il avait exagéré avec  la Harissa de son couscous de midi.

 

Mais je ne peux pas. J’ai tout listé des petits bonheurs possibles en ballon rond mais je ne peux pas :

  • Le suspens des penaltys ;
  • La pointe de vitesse de Mbappé (il a des fibres rapides, on ne va pas non plus en faire un plat ! s’il avait joué avec mes cannes, il ferait moins le malin…) ;
  • L’enthousiasme de ces impeccables japonais, joueurs, encadrements et supporters qui ont nettoyé jusqu’aux éponges avec lesquelles ils ont nettoyé les tribunes, les vestiaires, les roues du bus, les chiottes du Kremlin, la Place Rouge qui était vide et même leur guide Nathalie !
  • L’accent du Sud-Ouest de Didier Deschamps ;
  • Les qualités de N’Golo Kanté sur le terrain ;
  • Le fait de répéter « N’Golo Kanté » qui est quand même marrant à dire non ?…

 

Tous ces éléments positifs ne parviennent pas à me soustraire du postulat de base qui fait de moi plus naturellement un amoureux du rugby. On est sûrement moins beaux, on est assurément moins bien peignés (sauf Guitoune), on a des en-buts de plus en plus pauvres, on est parfois -souvent- bourrin, on dit souvent des conneries plus grosses que nous mais sans langue de bois (ni de putes d’ailleurs). On est haletant pour les interviews à la mi-temps (à ce que je vois car j’en ai rarement donné étant joueur …). On ne râle quasiment pas après l’arbitre (c’est bon j’ai écrit « quasiment » !). On s’encourage après chaque action. On reste boire des coups après les matchs, y compris au haut niveau parfois. On chante la Marseillaise à tue-tête. On court tout le match (mais qui interdit aux joueurs de foot, à part Blaise et N’Golo, de courir tout le match ?!!).

 

Certains disent de ces vérités, qui rendent notre sport et les gens du rugby en général si singuliers, qu’elles sont de moins en moins vraies. Si c’est le cas, alors foutons nous des tacles glissés au niveau du bidon à nous transpercer la rate et ne restons pas indifférents à nos manques. Sinon un jour il n’y aura plus d’en-buts et finie la terre promise …

 

Miga Latapi 

PartagerShare on Facebook0Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *