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29 décembre 2017

Le sens du suppo

Le sens du suppo

 Le monde médical l’a révélé récemment. Une étude … canadienne en a fait la démonstration : on ne place pas l’extrémité pointue de forme ovoïde en premier lors de l’administration d’un suppositoire même si Bernard Laporte est un adepte de la méthode ! L’introduction par l’extrémité plate a les avantages suivants : le suppositoire reste et fond juste au-dessus du canal anal, dans la partie supérieure du rectum, et il n’est pas poussé par les contractions de l’intestin qui agissent dans le sens de la descente de l’objet.

L’introduction du suppositoire par son extrémité pointue a pour inconvénient le fait que le suppositoire a tendance à sortir naturellement mais a l’avantage de passer dans la vascularisation de la partie moyenne et inférieure du rectum, c’est-à-dire la vascularisation qui se jette dans la branche antérieure de la veine iliaque interne, rejoignant la veine iliaque commune, puis la veine cave inférieure. Et des caves, il y en a !  Il n’y aura donc pas de premier passage hépatique avec cette technique. D’ailleurs, le Docteur Serge Simon pratiquerait couramment ce type d’actes avec succès depuis quelques mois…

Il faut bien voir que la vascularisation du rectum est très variable d’une personne à l’autre. Les effets du sens d’introduction sont donc relatifs à la personne et peuvent être tenus comme vrais seulement pour la majorité des cas. D’autre part, aucune étude médicale en double aveugle (pour les tordus je préfère être clair : « la double aveugle est une situation dans laquelle ni le soignant ni la personne qui se prête à l’étude ne connaissent le traitement qui a été tiré au sort) n’a été menée pour vérifier l’intérêt comparatif des différents sens d’introduction. Il est bon de préciser que les 400 000 licenciés du rugby français sont donc autant de cas différents même si la méthode dite « de l’ovale en avant par l’arrière » serait de mise depuis les élections fédérales ! Avec pour effet placébo, l’écran -de fumée- de 125 cm qui nous empêche de voir que les matchs de Top 14 ont toujours lieu le dimanche, plaçant du coup, pour chacun d’entre nous, la promesse électorale sur le sujet au même endroit que le suppo.

 

Ceux de Satan !

Vous l’aurez compris, ayant fait moins d’années avant le bac que Serge Simon après, je suis assurément moins en mesure que lui pour parler d’orifice anal et de la façon dont on s’en sert. N’ayant fait latin que le temps de traverser le quartier éponyme, je sais juste que suppositoire est un dérivé du verbe supponere qui voulait dire « placer dessous ». On y est …

On sait par contre que Satan est cet être malfaisant à cause duquel il se passe dans notre monde plein de choses désagréables comme la faim dans le monde, des maladies graves, des guerres et un rugby français en souffrance. Mais comme Satan n’agit pas seul, plein de démons pourrissent la vie des humains et donc des amoureux du rugby, ce sont donc ces fameux suppôts de Satan. Pour en revenir à la région du corps dont on parlait plus haut (va de rectum Satanas !) et pour parler de notre rugby, la douleur à cet endroit est bien réelle et il semblerait encore que le médicament soit plus nocif que le mal lui-même ! Et la position assise -sans rien faire- n’en est que plus douloureuse !

 

Et un pied plutôt non ?

Qui se reconnait dans ces méthodes quasi féodales qui licencient les entraineurs en cours comme s’ils étaient les seuls maux liés au mal être ambiant ? Les médias, les spécialistes liquides du zinc, les perroquets, crachent, graillonnent, escupient, vocifèrent, glaviotent sur la formation, les étrangers dans le championnat et les calendriers ! Pourquoi pas, il y a peut-être des vérités à améliorer dans ces secteurs.

Mais à quelle heure on fout un pied au cul à ceux qui ont le privilège de représenter le pays coq sur le poitrail, de servir l’honneur de la patrie ovale ? Sella, Dintrans, Rives et consorts auraient-il accepté de subir autant et si longtemps face à l’enthousiasme nippon de novembre ? L’argument peut paraitre court, à ras des pâquerettes même. Mais la vérité qui compte se joue bien à ce niveau-là, là où se disputent les ballons chauds ! De celui par exemple qui permit à Serge Blanco de marquer celui de la demi-finale de 1987 contre l’Australie. Mais, dans le désordre, Ondartz, Lorieux, Garuet, Rodriguez et combien d’autres avaient eux autorisé cet exploit ?! Et ils sont dépositaires, autant que les Codorniou, Charvet et quantité d’autres seigneurs esthètes de ce jeu, de ce fameux French Flair !

 

Le -mauvais- sens politique prend le dessus sur la valeur de l’Homme dans la société et, de fait, dans le rugby. Acceptons que l’argent, aujourd’hui passe-droit à tout y compris les comportements les plus déviants, redevienne un outil qui sert la cause rugby plus qu’il ne le détruit comme c’est le cas depuis trop de saisons. Alors, au-delà de nos différences, recouvrons nos valeurs, acceptons de nous soigner avec les méthodes traditionnelles et qu’importe le sens du suppo, pourvu qu’il ne soit pas de Satan.

En cette période de vœux, je nous souhaite que, plus que notre séant, le foie redevienne notre principal souci, ça voudra dire que la 3ème mi-temps de 2017 aura été belle et vraie !

 

Miga Latapi

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4 réactions au sujet de « Le sens du suppo »

  1. Il est peut etre temps que les suppo…rter retournent voir des matchs de rugby amateur, résilient leur abonnement canal+ et n’achetent plus de billet pour aller voir l equipe de france… l’argent semblant être à l’origine du problème, peut être que la solution passe par un retour à la base…

    1. tout à fait ça c’est ce que j’ai dit avant hier de plus ça fera bouger les président de TOP 14 et PRO D2 pas de recette ou peu ils réagiront enfin peut être

    2. Continuer à aller voir ou revenir au rugby amateur oui ! Pour le reste, il me semble que nous devrions continuer à lutter pour que ls comportements de nos décideurs changent et qu’ils recouvrent des actions en phase avec l’esprit de notre sport. Je serai le premier supporter de l’équipe de France et de Jacques Brunel ! Encore et toujours ! L’équipe de rance doit rester notre vitrine et elle doit faire rêver à nouveau. Le poster de Jean Pierre Rives était dans ma chambre voici 40 ans environ, les gamins doivent s’identifier à leur héros des temps modernes. A condition qu’ils se comportent en héros …

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