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19 avril 2019

La norme ? Quelle norme ?…

Notre rugby va de plus en plus vite, tape de plus en plus fort. Qu’est-ce qui est normal, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Une chose est sûre, comme l’avancée, un des fondamentaux de ce jeu, on avance avec lui, parfois contre …

 

La norme ? Quelle norme ?…

 

Sport de tradition, sport aux valeurs historiques quoique versées à toutes sauces depuis quelques temps, le rugby change. En bien, en mal, mais il change. Si l’on situe la genèse du « début du bordel » à l’arrivée du professionnalisme, et même si celui-ci a assurément apporté quelques secteurs positifs, il semble que tout s’accélère vers des pentes abruptes où les sorties de route ne font pas figures d’exception. Comme nous sommes meilleurs ensemble, allons de concert chercher dans les méandres jamais lassants de l’actualité de notre sport où se situe la norme …

 

Le match Stade Toulousain – Clermont

10 essais, des rebondissements, des intentions de jeu permanentes, de loin et la notion de prise de risque qui n’en est plus une ! On aimerait bien que ceci soit la norme. Avec un bémol cependant : ce jeu-là, cette adhésion-là de chaque joueur à cette philosophie de jeu, la qualité des effectifs Clermontois et Stadistes le permettent. A n’importe quel niveau, le très haut, chez les jeunes ou en amateur, adopter un projet de jeu en adéquation avec son effectif est une preuve d’intelligence. Même si l’objectif doit être ambitieux et « tendre vers plus de jeu », cette contrainte fait varier le curseur de la norme.

 

Le vote des clubs pour un entraîneur étranger en équipe de France

Sur le sujet du vote, on peut réellement se poser la question de la pertinence de demander aux clubs. Juste parce que la réponse apportée a dû représenter un process propre à chaque club : dans l’un directement par le président dictateur sans consensus, dans l’autre en fin de 3ème mi-temps d’un match gagné et donc dans l’euphorie, dans un autre encore par l’équipe cuisine ou encore par les femmes de joueurs qui voulaient le plus beau, le plus chou (on a failli avoir un Dieu Grec ! Mais bon les Grecs en rugby …).

 

La hauteur des plaquages

J’aurais tendance à laisser le dossier entre les mains (les épaules ?) de Joe Tekori. Et de Christophe Deylaud ! Cet ancien ouvreur international de Portet, Blagnac, Toulon, Stade Toulousain et Agen avait cette propension avec ses 75 kg à pratiquer le placage cathédrale comme personne et ce quel que soit le type en face, qu’il dépasse les 130 litres ou pas ! Autorisé et même plébiscité à l’époque, les plaquages de ce magnifique défenseur (et attaquant d’ailleurs ! Et buteur aussi !) ne sont plus la norme du tout aujourd’hui. Au-dessous des pecs, à la taille, aux jambes, l’heure (et la norme donc) est à la sécurité du joueur : qui s’en plaindra ?

 

Les en-buts de 6 mètres, Serge Blanco, le terrain de St Cernin (Cantal), Fabien Nougailhon, Waisale Serevi, l’essai de Jean-Luc Sadourny contre les Blacks en 1994, les morts cette saison sur les terrains, on ne sait plus où est la norme. Pour certains sujets, on la voudrait hyper basse et pour d’autres, on l’espère bien plus forte encore ! Surtout pour les en-buts…

Le rugby reste un sport collectif où l’on est rien sans l’autre : ça c’est la norme !

 

Miga Latapi

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