Rugby sHop
14 décembre 2018

Jethro Tull avait raison : on va semer !

Même « sur une étoile ou sur un oreiller », non Gilbert Montagné n’a jamais été le chanteur de ce groupe anglais  des années 70. Et non ce papier n’est pas une chronique volée à « Best », « Rock and Folk » ou  encore « Salut les copains », ce magazine pour jeunes aux cheveux longs et aux idées courtes de l’époque Yéyé (pas toi Pascale). On cherche là des solutions pour équilibrer le rugby français. Commençons par le début, son éducation, sa jeunesse et surtout la volonté de laisser le temps nécessaire à son éclosion. Arrosons, arrosons et pousseront les Antoine Dupont, Damian Penaud, Anthony Jelonch, François Cros, Demba Bamba, Romain N’Tamack, Louis Carbonel et consorts … Que cet essai de Serge Blanco en demi-finale de la Coupe du Monde 1987 ou celui du bout du monde de Jean-Luc Sadourny en Nouvelle-Zélande en juillet 1994 ne soient plus à la marge mais bien le propre du rugby français. Mettez vos gants et ensemble cultivons l’art de la terre … 

Vous lisez le titre et les plus … les moins …  enfin certains pensent tout de suite à ce groupe de rock des années 70-80. Tè, c’est cadeau …

https://www.facebook.com/rockguitarlegacypage/videos/313158639537799/

Mais sus aux élucubrations de ce rock progressif pour revenir au siècle des lumières et Jethro Tull, le type.

 

Jethro Tull avait raison : on va semer !

 

Hommage à cet anglais, mi-agriculteur, mi-inventeur, à l’origine -entre autres- de l’ancêtre du semoir. Parce que Jethro Tull le vaut bien, nous nous devons de voir en son action les bienfaits possibles sur notre terre ovale. Fertile, suffisamment irriguée de bons sentiments et de valeurs collectives, on est en passe de laisser tout en friche, appauvrissant  les récoltes, diminuant la croissance de nos produits locaux.

 

Prendre le temps

Le sens de la démarche est de semer. Nos écoles de rugby doivent redevenir ce terreau riche qui permet aux jeunes pousses de grandir et aux plus belles branches de s’épanouir. Peu importe d’ailleurs si l’on parle là de produits d’élite ou de simples productions liées à la consommation locale. L’idée est de prendre le temps et de laisser maturer, pour plus tard en récolter la substantifique moelle. Diminuons l’importation de plants exotiques, gardons en néanmoins quelques-uns pour être encore plus riches de nos différences, mais la nature a une vérité géographique qui doit se respecter. Comme les saisons, comme les calendriers.

 

Cultiver son jardin et travailler le socle

Aujourd’hui on s’émeut devant les plus beaux étals venus d’ailleurs. Et chez nous, il pousse de la merde ?! Bien sûr que non ! Redonnons à nos jardins (d’enfants) la place qu’ils méritent. Prenons le temps de leur donner l’amour et l’attention nécessaire. Parfois certaines poussées sont tardives et ne font pas pour autant des mauvaises plantes ou des sous-produits ! Si toutes nos connaissances avancent dans l’intérêt commun, notre beau pays aura une nature forte avec un socle solide et emplira nos vertes prairies. Car de tous temps, les jardins à la Française ont suscité l’émotion, de par leur extravagance et leur grandeur plus imposante encore que 1000 en-buts alignés ! Et résonnent encore les applaudissements devant les merveilles d’Auckland en 1994, les éclats de Twickenham dans le jardin de Londres si français en 1999 ou encore la beauté de la terre de leurs pères gallois de Cardiff en 2007. Ah la fameuse « French touch »…

 

La France a toujours produit. Sa terre nourricière, fertile à souhait, a vu éclore toutes sortes de belles plantes. Il pousse chez nous, si on s’y prend bien, de l’espoir à foison, du bonheur en grappe et multitudes de fruits plus ou moins défendus mais bons pour la santé -de notre rugby aussi. Une fois n’est pas coutume, gloire à Jethro Tull qui, même venant de la perfide Albion, a « nourri » la genèse d’un monde nouveau. Un monde qui a participé au développement du genre humain. Son action a autorisé le rendement des récoltes et augmenté les richesses. De celles qui comptent pour avoir des enfants en bonne santé, capables de s’investir pour un présent qui chante et des lendemains qui sourient. Ou l’inverse. Allez, on va semer …

Mais on ne parlait pas de rugby là ?…

 

Miga Latapi

PartagerShare on Facebook0Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *