Rugby sHop
11 janvier 2019

Dites 33 …

  1. Notre sondage, réalisé sur un panel ô combien représentatif de spécialistes du monde entier et des environs, relève prioritairement 33 maux qui rendent notre rugby malade. Votre avis sur le sujet nous intéresse. En attendant, voici celui d’entraîneurs, de joueurs, de parents, d’enfants, de supporters, de ma mère, de spécialistes.

Si vous avez quelconques remèdes à énoncer, n’hésitez pas !

Dites 33 …

Il y a plein de trucs qui vous énervent au quotidien, du bénin certes, mais qui nous gratte régulièrement. Mais si. Des trucs tout bêtes, matériels, insignifiants mais qui vous mangent aussi la tête. Vous voyez ? Ce sont des petits riens qu’on pourrait comparer à des choses de la vie de tous les jours : se réveiller une minute avant l’heure à laquelle le réveil va sonner, le mec qui reste à gauche sur l’autoroute. Ou au milieu. Pareil pour les escalators d’ailleurs ! Des petits trucs de pas grand-chose mais qui sont irritants.

Et dans notre rugby donc ?… Est-ce qu’il y a des éléments semblables, plus ou moins graves, redondants, qui vous énervent, voire vous enquiquinent ou encore vous horripilent et vous réfounfougnent ? Oh que oui ! La rédaction a enquêté dans la France plus ou moins profonde du rugby. Le résultat de cette enquête va modifier votre vie. Bon … Votre journée peut-être … bon, ça ne va peut-être quasiment rien vous faire mais si ça vous extrait juste un « mmmmmmh » ou un « ah ça oui ! » voire un « et oh con pinçon ! », ça nous ira !

C’est parti, on n’argumente pas, on énumère. Si vous êtes à l’apéro, sûr que vous allez boire l’avant dernière sur ce sujet qui va durer, l’avant dernière et le sujet ! Si vous n’êtes pas à l’apéro, eh bé allez-y bordel !

 

La liste des 33 maux du rugby qui nous grattent :

1 – Les pénalités sur mêlées avec un avantage signalé puis trop souvent la pénalité sifflée : à quel moment ceci sert le jeu ?!!!

2 – Les en-buts trop petits

3 – Les soutiens offensifs sur le côté sur les zones de placage

4 – L’illustration sonore du multiplex de Canal à chaque essai

5 – Ces parents qui s’immiscent dans l’interactivité entre leur enfant et le gars qui gère sa vie d’apprenti rugbyman. Le rapport «joueur – éducateur », « gamin – adulte » hors du contexte familial est si formateur, si riche, y compris avec des échecs, des prises de becs … Alors les parents, s’il vous plait, laissez faire …

6 – Les « voilà !» comme seules consignes des entraîneurs qui n’arrivent qu’après, au lieu d’éléments concis, précis, avant.

7 – Les consignes des entraîneurs « on va chez eux puis on joue !»

8 – Les mecs qui simulent.

9 – Les arbitres de touche qui ont tout vu et qui ne sont plus sûrs de rien quand l’arbitre de champ les questionne, ou qui disent une vérité définitive avant de préciser à l’arbitre central : « oui, demande confirmation à la vidéo va … ».

10 – Les mecs qui s’échauffent dans l’en-but et qui vont embrasser le marqueur avant qu’il ait aplati.

11 – L’absence de dimension club dans la gestion de chaque équipe d’un même club. Le club c’est, la famille. Il est important que chaque élément qui le (la) compose vive au mieux et singulièrement sa vie avec des excès, de la folie mais aussi un cadre et des règles. Le club, la famille, c’est ça.

12 – Les 3/4 qui « sur-congratulent » si excessivement les avants qui ont boulégué les autres en mêlée qu’on croirait un film !

13 – Les 5 types qui se mettent à la queue-leu-leu pour éloigner le 9 de la ligne de hors-jeu adverse.

14 – Les types en défense qui sont toujours 40 cm hors-jeu et trop rarement sanctionnés.

15 – Les avantages qui durent vraiment trop longtemps.

16 – Le chronomètre que les joueurs voient et qui leur fait gérer les deux dernières minutes avec des mini-regroupements de m…

17 – Ces pieds aux barres qui prennent trop de temps et trop d’importance : une université canadienne croisée avec des étudiants catalans en 30ème année de sociologie d’ « esbougranage » prouve, dans le document de synthèse de leur étude, qu’en rapprochant les deux poteaux afin qu’ils n’aient plus qu’un écart de 40 cm (voire 50 cm au maximum), les mecs en tenteraient moins des coups de pied pouaw ! Autre solution plus définitive de proposée : enlever la transversale et les deux poteaux pour augmenter plus le temps de jeu …

18 – Les avantages trop longs ou jamais signalés quand le ballon est dispo sur mêlée

19 – Ceuss qui se recoiffent ou qui se regardent dans le grand écran …

20 – Ceusss qui simulent pour être applaudis quand ils se relèvent

21 – Les mecs qui n’y comprennent rien pour qui c’est toujours la faute de l’arbitre…qui parfois sont les mêmes !!

22 – Le gros qui décide de partir au ras tout seul, sans tenir compte du soutien et du rapport de force.

23 – Les morts à cause du rugby

24 – Les doublons et plus généralement les calendriers des différentes compétitions qui tiennent compte de l’intérêt du joueur … en 253ème priorité !

25 – L’incohérence de l’arbitrage d’un terrain à l’autre, d’un niveau à l’autre dans tous les rugbys. Plus globalement, la complexité des règles et les divers changements dont l’intérêt reste à prouver trop souvent.

26 – Vern Cotter qui n’y arrive pas : quel dommage pour un mec qui a l’air plutôt bonnard !

27 – Tous ces jeunes qui n’arrivent pas à s’otticher et dont la défaite n’a pas plus d’effet qu’une victoire : on perd on a les boules, on gagne et c’est du bonheur partagé bordel ! Sont-ils fautifs ou, nous entraîneurs, sommes-nous résignés au point de ne pas leur inculquer cette notion si fondamentale ?

28 – Ceussss qui pensent encore que la technique individuelle ne sert à rien et qui pensent aussi qu’il faut être costaud avant tout !

29 – Ces coups de pieds à suivre des ailiers qui semblent ne pas savoir qu’ils ont le droit de se faire plaquer une fois qu’ils ont franchi et /ou cherché des solutions par la passe. Et que préférer taper dans le ballon, souvent en touche plutôt que de se faire plaquer et conserver en tenant compte du soutien, ce n’est pas la meilleure solution.

30 – Le nombre d’étrangers qui font soit disant le charme et l’exotisme du Top 14 (et des deux niveaux en dessous) et qui pompent parfois l’oseille de ces mécènes sans parfois jouer le jeu sur le pré ! Le pire étant l’effet papillon : le frein à l’éclosion de notre prometteuse bleusaille.
Et cette équipe de France que l’on cherche à renforcer à grands coups de naturalisés, cela ne date pas d’aujourd’hui … Les règles de l’ancienne institution, « l’International  Board(el) » comme de l’actuel « World Rugby » en sont hélas la cause. Pour l’instant …

31 – Le con qui jette l’élasto par terre dans le vestiaire ou qui tape les crampons dedans et qui ne pense pas que ce sont les dirigeants, qu’il adore pourtant, ou leurs potes employés de mairie qui vont devoir les ramasser …

32 – Ces transferts et autres aspects carriéristes du système qui dénaturent (y compris parfois en cours de saison) les entités des rugbys des régions, le sentiment d’appartenance à un club, à une ville.

33 – Les matchs diffusés le dimanche quasiment à la fin des matchs du rugby amateur. Et ce, même si la promesse du Président Laporte de les mettre très tard était belle …

 

Bon, finalement rien de bien méchant, pas de maladie incurable mais une multitude de petits désagréments qui ne nous tueront pas. Mais s’ils pouvaient nous rendre plus fort en décidant d’aller vers le bon. Définitivement …

 

Miga Latapi

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