Rugby sHop
7 juin 2018

Castres, Blacks, 7 et matchs

Ces jours-ci, Roland Garros, le tournoi de tennis, pas l’aviateur, et les émotions qu’il procure, plane au dessus de tous les amoureux de sport. Nous, simples dingos de rugby, n’aurions pas le profil pour passer des heures dans les travées de ce stade mythique. Petit pull sur les épaules with a cup of Earl Grey, ce thé qui se boit du bout des lèvres, petit doigt en l’air, mèches rangées, entre les allées de terre battue où le crocodile est l’espèce animale la plus répandue, très peu pour nous. Non, nous il nous faut du « qui braille », du « qui escupit » avec des syllabes avant et après les mots qui ne servent à rien mais qui font du bien. Le rugby, ses compétitions, sont du même acabit : on vient à peine de finir de s’époumoner de ce Castres – Montpellier que voici nos Bleus chez les Blacks ! Et le Seven qui s’invite à Paris ! Et des tournois de beach sur toutes les plages de France en même temps que se terminent les dernières joutes des phases finales des rugbys de France et le mondial des U20 en Occitanie. Dingue, dingue, dingue …  

 

Castres, Blacks, 7 et matchs

 

« Profites-en pour te regarder le cul ! ». C’est ce que me disait ma tante quand j’avançais fébrilement le sentiment d’avoir la tête qui tournait. C’est ce même état de « tournil » que m’inspire en ce moment ce rugby qui n’arrête pas de nous donner quelques vives émotions. Après Castres, le sacre, nous entrons maintenant au paradis du rugby en Nouvelle-Zélande en commençant par l’Eden Park le bien nommé. Enfin, surtout pour les autochtones … Avec le World Rugby Sevens dont l’étape à Paris est d’actualité, ces fameux tournois de beach qui arrivent avec les « beaux jours » et le Top 14 qui reprend le 25 août, on va défaillir d’une « ovaler dose » … Mais on s’en fout, fonçons, un jour on sera mort et il sera trop tard !

 

Castres …

Non, ce n’est pas la 9ème contre-attaque longue de Julien Dumora, la belle chistera de Jesse Mogg dans son en-but ou encore les sautées 4 de Stein qui nous auront fait grimper aux arbres samedi lors de la finale. Mais que celui qui n’a jamais joué ou entraîné une équipe en finale de championnat de France me jette la première pierre (Fabre) ! Néanmoins, se dire que le 6ème peut battre l’hyper favori, se dire que l’hymne Sud-Af n’est pas encore celui du Top 14, entendre l’accent empli d’émotions du castro-uruguayen « el capo » Ortega et reconnaitre en Christophe Urios une certaine idée du rugby, c’est bien ! C’est vrai que le manager tarnais, pas si bien fringué que ça, au verbe fleuri et n’accordant que peu d’importance à l’apparence, ça nous plaît. Le savoir adepte d’un management participatif et donner au rugby et joueur leur juste place, c’est bon. Savoir que celle de l’Homme est toujours au-dessus, c’est un petit bonheur. Et en plus, ça gagne ! Alors là papa …

 

Blacks …

On vient à peine de quitter notre canapé de téléspectateur de la finale qu’on doit s’asseoir, mâtine, devant le premier test match à Auckland ! Dingue. Dingue de savoir les nôtres prêts à en découdre avec les champions du monde. Dingue de penser qu’on peut renverser la machine noire. Alors que l’on parle de l’intérêt supérieur de l’équipe de France et qu’on voit que les joueurs profitent de cette période ô combien fédératrice de la tournée pour se requinquer pour … la reprise du championnat, cette logique est plus capricieuse qu’un rebond d’une chandelle de Jean Pierre Romeu sur un terrain synthétique ! Bon ok, ça n’a jamais existé. Mais la priorité pour le XV de France non plus ! Pa grave, on fera sans : on est bleu comme Castres, ils sont noirs comme … les All Blacks, ah oui c’est vrai … mais on s’en fout, on y croit ! Là-bas et maintenant, tout est -presque- possible …

 

7

Et voilà qu’arrive l’étape du World Rugby Sevens de Paris à Jean Bouin ! De quoi se gaver des courses folles, des prises d’intervalles et des gestes insolites gagnants que nous avons failli voir durant ces phases finales du Top 14. Le 7, qui n’est pas du rugby pour les plus de 100 kg et les plus de 50 ans, apporte au moins une forme de fraîcheur qui fait du bien ! Et que dire de ces tournois de Beach aussi endiablés qu’ensablés ?! Comme par exemple celui de La Tranche sur Mer, le dernier weekend de juin, où le rugby de « gros niveau » sera à l’honneur !

 

Des matchs et des matchs et des matchs de rugby, tous différents mais tous si semblables finalement, offerts ici à notre passion de toujours. Qu’importe le niveau et qu’importe la forme, ce ne sont pas les Bleuets qui disputent actuellement leur Mondial et tous ces clubs en quart, demi-finale ou finale de leur championnat de France de jeunes, de Série ou de Fédérale qui me contrediront. Car ce sont bien avant tout des histoires d’Hommes dont on parle ici, encore et toujours.

Miga Latapi 

PartagerShare on Facebook0Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *