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15 février 2019

Amour, gloire et bleus tè !

Le 14 février … la St Valentin … Pfff du commerce oui ! Oui mais …  en ce moment, comme certains d’entre vous, je vis mal l’histoire d’amour avec celle qui partage ma vie depuis plus de 43 ans. Alors j’ai envie de m’épancher et sur votre épaule m’appuyer. Car l’idylle avec mes idoles date. Et aujourd’hui, mon amour se meurt. Je ne dis pas que j’y suis pour rien dans cette désuétude mais elle a tant changé…

 

Amour, gloire et bleus tè !

 

Je ne vois plus la flamme briller dans ses yeux. Elle n’est plus là à me faire lever du bon pied les samedis d’hiver comme avant. A l’aube de notre relation, j’avais même une photo d’elle en mode « poster géant » dans ma chambre d’ados. Aujourd’hui, j’ai peur de mon indifférence  à venir.

D’aucuns l’auraient salie, jetée en  pâture aux scribes « malécrivants » et autres sans cœur. Nous méritons mieux que ça, elle et moi. Elle, c’est la vitrine de notre rugby de France. Et je l’aime donc je la suis. Encore et toujours …

 

Quoi que je fasse …

Et en cette semaine où l’amour est présent dans toutes les bouches, il est temps de jauger le degré de notre relation avec le haut du haut du rugby de France. De passionnel, inconditionnel, fou, nous sommes aujourd’hui au point de douter de nos sentiments envers cet être si cher. Mais comment en sommes-nous arrivés là, je nous le demande ? Est-ce le quotidien qui ronge notre enthousiasme ? Est-ce l’aspect matériel qui gagne nos émotions ? Est-ce la société qui happe jusqu’à nos sentiments les plus forts ? Les causes sont multiples assurément. Mais je veux nous croire plus forts, bien au-dessus de tout ça. Nous ne sommes pas dans une relation de passade qui va passer. On se connait depuis tout petit, qu’est devenue la pureté, la grandeur de nos amours passées ?

 

Où que je sois …

Il serait trop facile de laisser à un quelconque système ou autre intérêt économique la responsabilité de notre échec. Nous sommes bien au-dessus de tout ça et si différents …

Restons nous-mêmes, redevenons-nous-mêmes et plaçons au-dessus de tout la singularité de ce que nous sommes vraiment, des êtres humains de cœur qui partageons tout, le mauvais comme le bon, et qui défendons avec acharnement le plaisir de vivre notre amour -du rugby- ensemble au plus haut niveau possible partout, toujours !

 

Quel que soit celui-ci qui lui donne la main, celui qui décide pour elle, si fragile et forte à la fois, elle reste unique et notre amour est indéfectible. Qu’elle soit en pleine gloire ou pauvre, belle des champs ou la tête dans le caniveau, nous ne pouvons vivre sans : elle est en nous.

A travers le temps, à jamais, nous, nous l’aimons, nous nous aimons …

 

Miga Latapi

 

Je ne sais plus si Maxime Le Forestier, dans sa prime jeunesse jouait centre ou 3ème ligne aile grand côté et si « La rouille » était une chanson qui nous était destinée. Mais avec ses faux airs à mi-chemin entre le regretté Ray Gravell et Yves Malquier, ça aurait pu …

 

La version « amours ovales » de « La Rouille »

La vraie version de Maxime à écouter en lisant l’article

 

L’habitude nous joue des tours
L’habitude nous joue des tours

Nous qui pensions que notre amour
Nous qui pensions que notre amour

Avait une santé de fer.
Avait une santé de fer.

……………………………………..

Dès que séchera la rosée,
La défaite contre la rose et

Regarde la rouille posée
Notre fond de jeu envolé

Sur la médaille et son revers.
Nous mènent de revers en revers
…………………………………………

Elle teinte bien les feuilles d’automne.
Elle passe mal la tournée d’automne

Elle vient à bout des fusils cachés.
Il ne sent pas bon ce mois de février

Elle rongerait les grilles oubliées
Ces joueurs marqués et toi désavoué

Dans les prisons, s’il n’y venait personne.
Relevons nous que la révolte sonne

……………………………………………..

Moi, je la vois comme une plaie utile,
Mais cette passe n’est qu’une plaie utile

Marquant le temps d’ocre jaune et de roux.
Qui nous blesse à nous rendre fou

La rouille aurait un charme fou
Notre rugby a un charme doux

Si elle ne s’attaquait qu’aux grilles.
Regarde ce que font les filles

………………………………………….

Avec le temps tout se dénoue.
Le rugby de France est en nous

Que s’est-il passé entre nous,
Jouons à nouveau de partout

De petit jour en petit jour ?
Et avançons jour après jour

…………………………………………….

À la première larme séchée,
Avec des entames à tout péter

La rouille s’était déposée
A vous voir enfin vous rebeller

Sur nous et sur nos mots d’amour.
Alors fini le désamour
…………………………………………..

Si les fusils s’inventent des guerres
Si vous vous y filez à la guerre

Et si les feuilles attendent le printemps,
Et si notre jeu refleurit au printemps

Ne luttons pas, comme eux, contre le temps.
Si enfin on vous voit fringants

Contre la rouille, il n’y a rien à faire.
Vaillants devant et inspirés derrière

……………………………………………

Moi, je la vois comme une déchirure,
Moi je vois comme une vraie cassure

Une blessure qui ne guérira pas.
Une blessure qu’on n’oubliera pas

Notre histoire va s’arrêter là.
Notre histoire recommence là

Ce fut une belle aventure.
Comme une nouvelle aventure
……………………………………………

Nous ne nous verrons plus et puis…
Maintenant pour l’Ecosse et l’Italie

Mais ne crois pas ce que je dis :
On veut se reconnaitre en ton rugby

Tu sais, je ne suis pas en fer.
On a déjà bien assez souffert

Dès que séchera la rosée,
On veut y croire et puis t’aimer

La rouille se sera posée
Aimer ta bravoure, ta fierté

Sur ma musique et sur mes vers.
Aimer à nouveau le rugby français !

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